Les pouvoirs des maires renforcés pour lutter contre les insectes transmetteurs de maladies

Afin de renforcer le dispositif de prévention des maladies dites vectorielles c'est-à-dire  transmises par les insectes telles que  chinkungunya, dengue, zika, ou encore fièvre jaune, un décret du 29 mars 2019 renforce le rôle du maire dans ce domaine. Il intègre ainsi une section sur les « mesures d’hygiène et de salubrité permettant de lutter contre les insectes vecteurs » dans le code de la santé publique.

Pour prévenir de l’implantation et du développement d’insectes vecteurs sur sa commune, ces nouvelles dispositions donnent notamment la possibilité au maire d’informer la population sur les mesures préventives et  de mettre en place des actions de sensibilisation. Il peut également mettre en place un programme de repérage dans les zones urbanisées, ou encore intégrer un volet relatif à la lutte anti-vectorielle en cas d’épidémie au sein du plan communal de sauvegarde.

En complément de ces mesures, le maire peut prescrire aux propriétaires de terrains bâtis ou non bâtis les mesures nécessaires pour lutter contre l'insalubrité que constitue le développement des insectes vecteurs dans les zones urbanisées. 
Pour assurer ses missions, le maire peut désigner un référent technique chargé de veiller et de participer à leur mise en œuvre. A la demande du préfet ou de l'agence régionale de santé (ARS), il  transmet les coordonnés de cet agent.

Enfin, il informe sans délai le préfet de toute détection inhabituelle d'insectes vecteurs de maladies sur le territoire de sa commune et des actions qu'il a entreprises au sein de sa commune pour les éradiquer.