Plan de lutte contre la pauvreté : certaines mesures vont directement concerner les communes

Le plan pauvreté annoncé par le Président le jeudi 13 septembre est chiffré à 8,5 milliards d’euros.

Il présente cinq engagements qui visent à garantir  : 

  • l'égalité des chances dès la petite enfance pour rompre la reproduction de la pauvreté
  • les droits fondamentaux des enfants 
  • un parcours de formation pour tous les jeunes
  • des droits sociaux plus accessibles, plus équitables, et plus incitatifs à l'activité
  • un accompagnement de tous vers l'emploi

Au travers de ces engagements, il apparaît une volonté de prévenir la pauvreté en agissant dès la plus petite enfance.  

Pour y parvenir plusieurs mesures sont proposées dont certaines vont concerner directement les collectivités locales notamment les communes, en particulier dans le domaine de la restauration scolaire et de l’accueil des enfants en crèche.

Les communes de moins de 10 000 habitants seront ainsi incitées à proposer des repas dans les cantines scolaires au tarif d’un euro, des aides financières devraient leur être accordées pour la mise en oeuvre de cette mesure. Dans les zones d’éducation prioritaire renforcée (REP +), le gouvernement souhaite mettre en place des petits déjeuners gratuits.

En ce qui concerne les crèches, le plan prévoit la mise en place d'un " bonus mixité sociale" pour inciter les gestionnaires des établissement d'accueil du jeune enfant (EAJE) à accueillir davantage d'enfants issus des familles défavorisés.

La création d'un "bonus territoire" est également proposé pour encourager la création des crèches dans les "quartiers politique de la ville" (QPV).

 

Paru dans :

Info-lettre n°220

Date :

15 octobre 2018

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