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Prévention de la radicalisation : les élus associés au "pacte de sécurité" du gouvernement

Le 16 novembre 2015, suite aux tragiques attentats de Paris, le Président de la République a présenté au Parlement réuni en Congrès « un pacte de sécurité » auquel il a associé les collectivités territoriales.

Les maires seront davantage impliqués dans les cellules de suivi pour la prévention de la radicalisation et l’accompagnement des familles mis en place dans chaque département depuis 2014. La lutte contre la radicalisation sera l’une des priorités des Conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), instances de coordination locale de tous les acteurs de la prévention et de la sécurité présidées par le maire ou par le président d’un EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale).

Le Comité Interministériel de prévention de la délinquance (CIPD) peut apporter un appui méthodologique de terrain aux élus et les accompagner à la mise en place d’un plan local de prévention. Il peut être contacté par courriel à l'adresse suivante : cipd.siat @ interieur.gouv.fr

Par ailleurs, des fiches pratiques du CIPD à destination des maires ont été mises en ligne sur le site prevention-delinquance.gouv.fr. Il est présenté par exemple un n° vert, le 0800 005 696 qui permet aux familles de signaler des proches en voie de radicalisation au Centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR), piloté par l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat).

Le gouvernement a renforcé le dispositif de lutte contre le terrorisme au mois de mars à la suite des précédents attentats du mois de janvier. Une enveloppe de 60 millions d’euros a été allouée au Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) pour financer diverses actions dont la sécurité dans les communes. Une circulaire relative à l'orientation du Fonds répartit les crédits de la manière suivante :

  • la prévention de la radicalisation : 8,6 M€,
  • le renforcement de la vidéoprotection des sites sensibles : 6,5 M€,
  • la sécurisation (hors vidéo) des sites sensibles : 2,5 M€,
  • l’équipement des polices municipales (gilets pare-balles et terminaux portatifs de radiocommunication) : 2,4 M€.