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Des cantines de plus en plus "bio"

La loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement (dite loi de Grenelle II) a fixé pour objectif le passage à 20% de denrées issues de l’agriculture biologique dans la restauration collective des écoles, des universités, des hôpitaux et des établissements publics administratifs à partir de 2012.

Des mesures incitatives ont également été mises en place comme le label Ecocert « en cuisine ». Ce label créé en  2013 valorise les démarches des communes qui s’engagent à respecter un cahier des charges pour « une restauration collective plus bio, plus locale, plus saine et plus durable ».  

Pour obtenir ce label ,les restaurants contrôlés doivent justifier une utilisation des produits biologiques et locaux, assurer la qualité et l'équilibre nutritionnel des menus, mais aussi lutter contre le gaspillage alimentaire. 

L'ensemble des démarches menées dans ce domaine a ainsi incité les collectivités à développer des initiatives pour intégrer les produits "bio" dans les menus des cantines scolaires. L’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique relève d'ailleurs que  59 % des cantines scolaires ont servi des denrées issues de l’agriculture biologique au début 2015,.  

Certaines de ces cantines vont même jusqu'à proposer 100 % de denrées"bio" dans leurs menus. C'est le cas de la ville de Saint-Etienne où 3 500 repas "bio" sont servis chaque jour dans ses écoles publiques.  La commune a créé une régie communale agricole pour mener à bien ce projet. Elle a recruté un agriculteur qui exploite une friche de 4 hectares. Les légumes cultivés (pommes de terre, radis, fenouil....) représentent un tiers des repas servis dans les cantines de la ville.

L'approvisionnement peut s'opérer également auprès d'associations locales.  C'est le cas en Haute-Garonne, par exemple, où des paniers de produits issus de l'agriculture biologique sont notamment proposés par des associations locales dont les jardins du Volvestre, du Girou, et du Comminges. Ces associations sont accompagnées par différents partenaires dont les collectivités locales : les Communautés de communes du Haut-Comminges et du canton de Salies du Salat, ainsi que le Conseil Régional Midi-Pyrénées.

Ces types d’approvisionnement permettent de privilégier les circuits courts, contribuant ainsi à la  préservation de l'environnement et au développement de l’économie locale. En choisissant ce mode d’approvisionnement les collectivités locales répondent au niveau local aux enjeux définis par la COP21.     

 

 

 

 

 

Paru dans :

Info-lettre n°160

Date :

15 décembre 2015

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