Expériences territoriales : des initiatives pour assurer le maintien des petites stations- service en milieu rural

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De nombreuses petites stations service implantées en milieu rural risquent à terme de disparaître faute de moyens suffisants pour se moderniser et répondre aux  nouvelles normes, notamment environnementales.

Or, dans les zones rurales, l’utilisation de la voiture est souvent indispensable pour se déplacer, la présence de ces stations s’avèrent donc essentielle.

Des collectivités locales qui se mobilisent

Aussi, dans le souci d’assurer leur maintien, des collectivités locales, notamment des communautés de communes,  se sont mobilisées pour  reprendre certaines stations qui menaçaient de fermer.

Elles ont fondé leur intervention sur la base de la loi relative au développement des territoires ruraux du 23 février 2005, qui autorise «  les communes à intervenir  lorsque l’initiative privée est défaillante ou insuffisante pour créer ou maintenir un service nécessaire à la population ».

Ainsi, dans le département du Puy-de-Dôme, la communauté de communes de la Vallée de L'Ance,  a pris l'initiative, faute de repreneur,  d'installer une station service sur son territoire.

Cette station, sans personnel sur place, est ouverte 24 heures sur 24 et l'entretien des lieux est assuré par les agents municipaux.

Ce service rencontre un vif succès avec une cinquantaine de clients par jour en moyenne.

Si le coût de l’investissement s'est avéré important :  plus 370 000 euros, la communauté de communes a pu néanmoins bénéficier d'aides d'autres collectivités notamment de l'Etat et du département.

Le maintien des aides de l'Etat

Le comité professionnel  de la distribution de carburant  (CPDC) aidait les exploitants indépendants des stations services notamment pour financer leurs travaux de mise aux normes. Or, le gouvernement a décidé dans le cadre du projet de loi de finances 2015 de supprimer les aides de l'Etat dont il bénéficiait.

Mais, face aux inquiétudes des élus et pour compenser cette suppression, les pouvoirs publics ont décidé de transférer ce dispositif  au fonds d'intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (FISAC), dont les missions visent à lutter conte la désertification des commerces dans les territoires les plus fragiles.

Les 2 200 dossiers en cours de traitement par le CPDC seront transférés ainsi à ce fonds.