Evolution de l’accueil des jeunes enfants : les micro-crèches se développent

Selon l’Insee, le taux de natalité en France est un des plus fort taux d’Europe. Quoique légèrement en baisse, il est de 1,93 enfant par femme, encouragé par une politique familiale favorable conciliant la vie de famille avec l’emploi des parents.

La Direction de recherche, des études de l’évaluation et des statistiques (DREES) a publié en octobre 2017 une étude sur l’accueil des enfants de moins de 3 ans. Elle est complétée par la lettre de l’Observatoire national de la petite enfance. Ces données s’appuient notamment sur la répartition de la prestation d’accueil du jeune enfant de la Caisse nationale d’allocation familiale (CNAF).

Ces deux documents soulignent l’évolution des modes de garde des très jeunes enfants.

Les assistantes maternelles offrent le principal mode de garde avec 1 400 000 enfants gardés soit près de 70 % de l’offre totale. Mais le nombre d’assistant(e)s maternel(le)s a légèrement régressé de 2 % en 2015. L’offre de garde en collectivité est actuellement de 431 000 places pour l’année. Elle a connu une augmentation de 50 300 places en 4 ans  que ce soit en crèche, en halte garderie ou dans les jardins d’enfants.

Toutefois, ces structures ont évolué de manière différente selon les modes de garde. L’accueil en crèche régresse au profit de structures plus petites et plus souples comme les micro-crèches dont la capacité d’accueil a progressé de 30 % en 4 ans. Ces dernières représentent aujourd’hui 14 % des établissements d’accueil.

La micro-crèche est une structure de petite taille qui peut accueillir jusqu'à 10 enfants de moins de 6 ans. Elle bénéficie de conditions  plus souples s'agissant des modalités d'encadrement des enfants (article R.2324-17 du code de la santé publique). Cependant, son fonctionnement est, en grande partie, soumis aux mêmes règles que les établissements d'accueil collectif.

Son coût est inférieur de moitié à celui d'une crèche classique.

La micro-crèche est adaptée aux zones rurales ou périurbaines peu denses où les collectivités n'ont pas assez d'enfants ni de moyens pour créer une crèche classique. Elle peut être aussi une réponse au manque de locaux dans des zones urbaines où le coût du foncier ne permet pas de développer de grandes structures. Sa présence sur un territoire donné dynamise le tissu social local en permettant à de jeunes couples de s'installer.

Enfin, la Caf publie un guide intitulé "Réussir votre projet de micro-crèche" qui peut aider les collectivités à créer une telle structure.

Paru dans :

Info-lettre n°201

Date :

15 novembre 2017

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