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L'art urbain ou " street art " accueilli dans les communes

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L'art urbain, ou « street art », est un mouvement artistique contemporain. Il regroupe toutes les formes d'art réalisées dans des espaces extérieurs publics ou privés (rues, parcs,...). Il s'agit principalement d'un art éphémère qui fait partie intégrante de la culture de jeunes adultes mais il s'ouvre désormais à un public plus large.

Il englobe diverses techniques telles que le graffiti, le pochoir, la mosaïque, les stickers ou l'affichage. Il utilise des supports multiples (façade d'immeubles, murs, kiosques,...) et a recours à des mises en scène du lieu comme le trompe-l'oeil. Un site trompe-l-oeil.info recense plus de 38 000 photographies de ces oeuvres avec leur géolocalisation notamment dans le département de la Haute-Garonne.

L'art urbain se réalise de plus en plus dans le cadre institutionnel. La ville de Vitry- sur-Seine accueille aujourd'hui un pochoiriste français nommé «C215 » qui a réalisé une partie des oeuvres en façade des immeubles de la ville. Il a sillonné les routes cette année pour présenter son art dans les petites communes et villages.

Cet art se renouvelle notamment avec le «tricot-graffiti » ou «yarn bombing» qui consiste à recouvrir de tricots colorés du mobilier urbain (réverbères, bancs, bornes, arrêts de bus, pont,...) des statuts ou des arbres. La texture du tricot qui évoque une matière douce et les touches de couleurs personnalisent les espaces publics et interpellent les passants qui redécouvrent des lieux qu'ils fréquentent habituellement.

La ville d'Angers a ainsi invité les habitants à participer à un grand tricotage du pont Confluence sous la direction de l'artiste Magda Sayeg lors du festival urbain en mai 2012. Des miliers de tricots ont été réalisés et assemblés par des bénévoles à cette occasion.

La ville de Ramonville-Saint-Agne organise cette année des ateliers de tricot graffiti intergénérationnels. Ils sont ouverts à l'école et au foyer-résidence dans le quartier Gleyze vieille. Les personnes âgées expérimentées peuvent ainsi apprendre aux plus jeunes cette technique avec pour ambition commune de créer une oeuvre artistique pour décorer le quartier.

Ce mouvement est né en 2005 lorsque Magda Sayeg a eu l'idée de recouvrir la poignée de la porte de sa boutique de laine à Houston, aux États-Unis. La pratique s'est ensuite largement diffusée, notamment en Europe de l'Est et en Angleterre.

Rappelons toutefois que les graffitis réalisés sans autorisation préalable peuvent être considérés comme un délit de dégradation volontaire d'un bien et punissable de 1 500 à 3 750 € d'amendes et d'une peine de travail d'intérêt général qui consiste souvent à remettre en l'état l'espace dégradé (articles 322-1 à 322-4-1du code pénal).

 

Paru dans :

Info-lettre n°135

Date :

1 novembre 2014

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