Les cimetières se mettent au numérique

Du plus vaste cimetière de France avec 200 000 tombes à Pantin (107 hectares) au plus petit avec une tombe   vers Caumont-l’Eventé en Normandie, les collectivités locales proposent de nouveaux services dans les cimetières répondant aux attentes de leurs administrés. Depuis quelques années le numérique a ainsi fait son entrée au cimetière. Voici quelques exemples.

Pour les communes ou les intercommunalités la numérisation des tombes par géolocalisation permet de conserver un historique du cimetière, de recenser et de suivre l’état des monuments funéraires. Certaines communes utilisent ces outils pour inclure certains monuments dans l’inventaire touristique du patrimoine de la commune (tombe de personnalités célèbres ou monument funéraire original).   

Des communes ont fait le choix d’informer au mieux les familles accueillies dans les cimetières en y installant des bornes interactives. Ces bornes sont utiles notamment dans les cimetières de grande taille qui peuvent atteindre plusieurs milliers de concessions, car elles guident rapidement la personne vers la tombe recherchée à l’aide d’un plan, comme dans les cimetières du Père Lachaise de Paris, de Marseille, de Montreuil ou de Castres. Ces bornes peuvent être associées à un espace dédié sur le site de la ville permettant aux familles d’accéder à certaines informations afin de préparer leur venue.

Ces outils sont également utiles aux professionnels, comme les pompes funèbres ou les notaires, qui accompagnent les familles dans la perte d’un proche.

Des opérateurs funéraires publics ou privés proposent de retransmettre les cérémonies pour que les proches n’ayant pu se déplacer puissent y assister. Mais cette retransmission doit respecter la vie privée et le droit à l’image des participants, notamment des assistants funéraires.

Des sites et des applications mobiles se multiplient également et proposent des services aux familles comme le fleurissement des tombes ou la création d’un espace mémorial afin que les membres de la familles puissent y participer. Des « QR codes » gravés sur un médaillon et apposés sur la tombe pourront être scannés par un smartphone et donner des informations sur la personne décédée accompagnées de témoignages et de photographies. Ces code-barres en deux dimensions permettent ainsi d'accéder à un contenu en ligne personnalisé et modifiable par la famille.

Paru dans :

Info-lettre n°243

Date :

1 novembre 2019

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