Tri à la source des bio-déchets : l’ADEME présente ses recommandations

En France, 18 millions de tonnes de bio-déchets sont produits chaque année par les ménages. La loi du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) fixe un taux de valorisation des déchets non dangereux à 65 % et une réduction de la mise en décharge de 50 % à l'échéance 2015. Cette loi précise que les services publics de gestion des déchets travaillent à généraliser le tri à la source des déchets organiques avant cette échéance de 2015.

Afin d’aider les collectivités qui souhaiteraient généraliser le tri à la source de ces bio-déchets, l’ADEME, (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) publie des recommandations illustrées par des expériences.

 Elle rappelle à cette occasion qu’un bio-déchet  est constitué de tout déchet non dangereux biodégradable vert (tonte de pelouse,..), tout déchet non dangereux alimentaire produit par les ménages, les restaurants ou les usines de production ou de transformation de denrées alimentaires.

L’ADEME préconise une démarche transversale associant les acteurs concernés sur le territoire (citoyens, associations, collecteurs de déchets). A cet effet, elle propose à la commune ou à l'intercommunalité de réaliser dans une première étape un « diagnostic de territoire ». Ce dernier dresse un état des lieux de la situation existante. Il permet de concevoir un plan d'action qui identifie des outils de prévention de production de bio-déchets, étudie les gisements et des débouchés potentiels de bio-déchets produits et évalue les coûts globaux du service public. 

L'ADEME opère une distinction entre les bio-déchets et les bio-déchets-verts. Les déchets verts peuvent être acheminés en déchetteries ou aux points de regroupement tandis que les bio-déchets doivent être en priorité, destinés au compostage domestique ou partagé. 

L'accompagnement des ménages est essentiel pour réduire de manière significative le production de bio-déchets . Ainsi, les collectivités ne doivent plus se contenter de distribuer des composteurs, mais elles devront aider et informer les ménages à utiliser au mieux le compostage. L'ADEME leur recommande de recourir au dispositif de formation "Réseau Compost Citoyen", afin de former des "chargés de mission déchets des collectivités", "maîtres composteurs", " guides composteurs" ou "référents de site".

De plus, pour les communes qui souhaiteraient réaliser une collecte séparée des bio-déchets, elle conseille de cibler en priorités les déchets alimentaires pouvant être compostés ou méthanisés (production de bio-gaz).

A titre d'exemple, la ville de Paris vient de démarrer la collecte séparée des déchets alimentaires chez les habitants. La capitale joue sur deux leviers, une campagne d'information soutenue et réitérée auprès des usagers, ainsi que sur l'implication de tous les acteurs qu'ils soient individuels ou non.

Les recommandations présentées aujourd'hui par l'ADEME seront complétées par de nouveaux conseils dans le courant de l'automne 2017 avec notamment l'arrivée à terme des études technico-économiques et de biodégradabilité des sacs plastiques.

 

 

 

 

et de favoriser la réduction des bio-déchets en accompagnant les ménages dans la lutte contre le gaspillage alimentaire et la mise en place de différents types de compostages.

 

Paru dans :

Info-lettre n°194

Date :

1 juillet 2017

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